Discussion:ERE

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Sommaire

Qu'est-ce que l'ERE ?

Visions d'éducatrices et d'éducateurs sur l'ERE

Elizabeth Rooney <cite_reference_link> a fait une étude des représentations sociales de l'ERE auprès de neuf enseignantes et enseignants d'écologie au secondaire et dix animatrices et animateurs œuvrant dans des centres d'interprétation du Québec. L'ERE, ce serait (d'après les personnes interrogées dans cette étude) :

  • De sensibiliser à l'environnement
  • D'éduquer à la protection de la nature et/ou à la protection de l'équilibre de la nature
  • D'éduquer à agir


Lucie Sauvé et ses collaborateurs <cite_reference_link> ont également analysé de nombreuses définitions de l'ERE données par des enseignants (du secondaire) et d'autres acteurs de l'éducation du Québec. Ils ont établi les catégories suivantes (Sauvé et al. 2001 : 159) <cite_reference_link> :

  • L'ERE correspond à l'enseignement des sciences de la nature et de l'écologie.
  • L'ERE, c'est tout simplement une «bonne» éducation. Elle s'intéresse en effet à toutes les dimensions de la personne en relation avec touts les aspects de l'environnement. Or l'environnement, c'est tout, c'est aussi nous-mêmes. L'ERE est donc globale et elle correspond à l'ensemble de l'éducation.
  • L'ERE consiste à faire apprendre aux jeunes, aux gens, leurs devoirs et responsabilités envers l'environnement : c'est une éducation à l'écocivisme.
  • L'ERE correspond à une dimension spécifique de l'éducation qui concerne les différents aspects de notre relation à l'environnement.
  • L'ERE, c'est agir pour résoudre les problèmes de l'environnement.


Isabelle Arsenault, enseignante en sciences et technologie en secondaire II et étudiante en maîtrise en ERE :

C'est faire comprendre l'interdépendance de l'Homme avec son environnement. L'ERE est interdisciplinaire car il faut considérer tous les acteurs sociaux. Son but serait de développer une conscience de responsabilité citoyenne en matière d'environnement. Souvent dans les écoles, on fait du recyclage, mais quand on demande aux enfants pourquoi ils font cela, ils ne savent pas quoi répondre… Il faudrait aller plus loin, amener les élèves à être plus critiques.


Pamela Severini, géographe de formation, ayant une maîtrise en Sciences de l'environnement, chargée de projet au Centre de Coopération Internationale en Santé et Développement (CCISD) et suivant actuellement un programme court de 2ème cycle en ERE :

L’éducation relative à l’environnement est l’ensemble de connaissances, de valeurs, d’attitudes et de comportements nous permettant de vivre en harmonie avec nous, avec les autres et avec le milieu qui nous soutient et nous nourrit.

L’éducation relative à l’environnement est un carrefour où convergent plusieurs champs éducatifs (de l’éducation internationale, à l’éducation à la santé, à l’éducation à la citoyenneté, à l’éducation à la paix et bien d’autres champs) mais elle n’est pas seulement un ensemble de connaissances (nécessaires pour faire des prises de consciences qui amèneront à des changements de comportement indispensables pour la survie même de la planète), mais c’est aussi l’incorporation de nouvelles attitudes envers ce qui nous semble différent ou inconnu (d’autres réalités, d’autres cultures et même, les propres règles qui régissent le monde visible et invisible de la nature).

Pour moi, la plus grande contribution de l'ERE est de nous apprendre à penser globalement et de manière écosystémique. Le but ultime de l’éducation relative à l’environnement étant celui de nous apprendre à dépasser les croyances qui nous empêchent de vivre en harmonie avec nous, avec les autres et avec le milieu qui nous soutient et nous nourrit.

Je pense que c’est cela le beau défi à relever par l’Éducation relative en environnement en milieu scolaire…


Émilie Fortin, suppléante au primaire :

Faire prendre conscience aux enfants des problèmes environnementaux, des besoins de l'environnement et du fait que l'on est plus choyé au Nord qu'au Sud. C’est aussi leur faire prendre conscience que, même s'ils sont tous petits, ils peuvent faire la différence.

Je pense que faire de l'ERE, c'est plus que faire du recyclage ou fermer l'eau du robinet ou éteindre la lumière, mais on ne sait pas trop quoi faire car on a un manque de formation en ERE. J'aimerais savoir comment on peut faire un geste et améliorer mes connaissances au point de vue intervention.


Simon Charbonneau, enseignant en géographie et histoire à la polyvalente des Monts de Sainte-Agathe-des-Monts:

  • L'ERE, c'est la sensibilisation des jeunes aux effets que chacun de leurs gestes a sur l'environnement.
  • C'est aussi leur montrer que chaque geste, aussi petit qu'il soit, a un effet.
  • Le nouveau programme de géographie du 1er cycle du secondaire représente très bien ce que peut être l'ERE. La plupart des modules explique d'une manière simple les effets que l'humain a sur son environnement: pollution, développement à outrance, méthodes agricoles dangereuse, etc.


Carine Rousseau, Utilisateur:CR, administratrice principale d'EvbWiki, étudiante de 2ème cycle en ERE :

L’ERE peut être vue comme un processus d’apprentissage, utilisant des méthodes pédagogiques innovantes (dont l’étude dans l’environnement), qui permet d’enrichir la relation d’un individu ou d’un groupe de personnes avec l’environnement. Cet environnement peut être vu comme constitué à la fois de personnes, de communautés humaines, de milieux naturels et des autres êtres vivants de la biosphère. Tous ces éléments semblent être en interrelation et c’est justement l’étude de cette interrelation qui pourrait être l’objet d’étude de l’ERE. Puisque l’apprenant semble relié avec les autres éléments de ce système, il pourrait agir sur celui-ci, pour l’environnement. Afin de motiver l’engagement de l’apprenant, l’ERE aurait aussi pour mission de l’amener à se construire un certain système de valeurs, une certaine vision du monde. Et afin de rendre possible cet engagement, elle devrait l’amener également à développer certaines compétences et habiletés, ainsi que certaines connaissances au sujet de l’environnement.

Exemples vécus en ERE

Exemples tirés des relevés de réalisations des EVB.


  • École secondaire de la Magdeleine (La Prairie) :

Le projet Éco-action a été mis en œuvre par les enseignants de sciences de 4e secondaire afin d’amener les étudiants à s’impliquer concrètement dans leur milieu. L’objectif principal était que les élèves se soucient de l’environnement tout en incitant les autres, par l’exemple et l’information, à s’impliquer par n’importe quel geste à la protection de l’environnement. Voici quelques exemples d’actions menées par les élèves :

- sondage téléphonique (200 appels) sur le recyclage et le bac de récupération;

- expérimentation sur la manière de réduire nos déchets;

- démarche avec la ville pour récupérer de vieux bacs de recyclage;

- collecte de linge et de jouets;

- site internet « Eau Secours! » pour sensibiliser à l’eau potable;

- courte chronique sur l’environnement à la radio, etc.


Autre projet de l'école :

Des élèves ont nettoyé un ancien parc à l’abandon. Fréquenté par les grandes compagnies forestières et donc menacé de coupe à blanc, les élèves ont préféré l’aménager pour qu’il soit plutôt fréquenté par le public. 45 élèves et 15 parents ont nettoyés la forêt de ses déchets tout en réhabilitant les sentiers écologiques et aidant au réaménagement du parc.


  • École secondaire Bon-Pasteur (Grande-Rivière):

Des élèves ont réalisé des affiches informant sur l’état de l’environnement afin de sensibiliser les adultes à cette cause. Les affiches les plus signifiantes ont été reproduites sur des napperons offerts aux restaurants du village. Une collaboration avec la communauté est désirée par l’école afin d’être en mesure de créer des affiches géantes.


  • École primaire Alpha (Rosemère) :

« Les gardiens de la nature » est un volet du projet éducatif touchant les élèves de la 2e année à la 6e. Ces derniers doivent s’engager par la signature d’un contrat relatif aux gestes qu’ils doivent respecter en tant que gardiens de la nature. Chacun des niveaux se voit respectivement attribuer la sauvegarde de l’eau, de la rivière des Mille-Îles, des espèces en péril, des habitats naturels et de la biodiversité. Leur contrat stipule qu’ils doivent effectuer, en lien avec leur thème :

- une action (ex : ne plus faire couler l’eau),

- la participation à une visite ou une conférence,

- la fabrication d’affiches, de maquette ou d’un guide,

- une recherche,

- la présentation du fruit de leur travail lors d’un kiosque à l’exposition tenue durant la Journée de la Terre.


Autre projet de l'école :

28 Jeunes Naturalistes, « Les Explorateurs », ont réalisé un projet d’aménagement, plus spécifiquement un sentier d’interprétation de la nature sur le site du marécage Tylee à Rosemère et ce, en collaboration avec la municipalité et le groupe Éco-Nature. Après avoir passé une année scolaire à explorer, à inventorier et à élaborer des panneaux d’interprétation sur ce site, « Les Explorateurs » ont invité les gens de la communauté à une randonnée guidée.


  • École primaire Morissette (Sainte-Claire):

Quatre classes de l’école ont eu une activité pédagogique, sur la biodiversité de la forêt, animée par un biologiste de l’Association forestière du Québec. Par la suite, ils ont discuté avec l’enseignante de leurs connaissances et expériences sur l’environnement. Les élèves ont été invités à reconstituer une forêt, avec la faune et la flore, ainsi qu’une activité humaine exclusive à leur saison (collage de papier de revue et de journaux). Cet exercice fut exigeant étant donné le fait qu’ils devaient respecter les croquis initiaux. L’œuvre fut placée dans un cadre de bois réutilisé.

Apports théoriques

Il est difficile de définir ce que peut être l’ERE. Aussi nous vous proposons différentes définitions rapportées par Sauvé, Berryman et Villemagne (2003)<cite_reference_link>.


  • 1987 : Selon la conférence de l’UNESCO à Moscou

L’éducation relative à l’environnement est conçue comme un processus permanent dans lequel les individus et la collectivité prennent conscience de leur environnement et acquièrent les connaissances, les valeurs, les compétences, l’expérience et aussi la volonté qui leur permettront d’agir, individuellement et collectivement, pour résoudre les problèmes actuels et futurs de l’environnement. (UNESCO-PNUE<cite_reference_link>, 1987, p. 7, par. 12)


  • 1993 : Selon Louis Goffin

L’éducation relative à l'environnement est un processus global et durable qui concerne toutes les dimensions de la personne : physique, biologique, affective, intellectuelle, spirituelle, Motrice, agissante, créatrice, etc. Il vise à permettre à cette personne de comprendre son environnement, de s’y comporter de manière positive et d’évaluer correctement les incidences sur l’environnement de son propre mode de vie. Il vise également à favoriser sa participation active à la vie publique, dans le but de promouvoir un environnement de qualité, base du développement durable. (Louis Goffin, 1993)


  • 1997 : L’éducation comme outil de gestion

L'éducation relative à l'environnement (ERE) peut être un bon outil social de transformation de l'information scientifique sur l'environnement en faits et gestes positifs afin d'encourager le développement d'une éthique comportementale. Il ne faut pas voir l'ERE comme la dernière mode en matière d'enseignement des sciences naturelles, mais plutôt comme une approche pédagogique qui intègre le savoir écologique, technologique, sociologique et économique de façon à inspirer des comportements positifs en matière de gestion environnementale. (R. Folch<cite_reference_link>, 1997, p. 51)


  • 1997 : Selon Lucie Sauvé

L’objet de l’éducation relative à l’environnement n’est pas l’environnement en lui-même et pour lui-même, mais l’harmonisation du réseau des relations personne – société – environnement (…) L’éducation relative à l’environnement est une dimension intégrante du développement des personnes et des groupes sociaux, qui concerne leur relation avec l’environnement. L’environnement est considéré ici comme l’ensemble systémique des aspects biophysiques du milieu de vie, en interrelation avec les composantes socioculturelles, et qui interagissent avec les êtres vivants de ce milieu. Il s’agit d’un processus permanent qui a pour objectif global de développer chez la personne et son groupe social, un savoir-être qui favorise l’optimalisation de leur relation au milieu de vie, de même qu’un savoir et un vouloir-agir qui leur permettent de s’engager individuellement et collectivement dans des actions de nature à préserver, à restaurer ou à améliorer la qualité du patrimoine commun nécessaire à la vie et à la qualité de la vie. (…) Au-delà de la simple transmission de connaissances, l’éducation relative à l’environnement privilégie la construction de savoirs collectifs dans une perspective critique. Elle vise à développer des savoir-faire utiles associés à des pouvoir-faire réels. Elle fait appel au développement d’une éthique environnementale et à l’adoption d’attitudes, de valeurs et de conduites imprégnées de cette éthique. Elle privilégie l’apprentissage coopératif dans, par et pour l’action environnementale. (Lucie Sauvé<cite_reference_link>, 1997, p. 52-53)


  • 2002 : Selon Tom Berryman, dans le cadre d’une recherche sur les liens à l’environnement dans le développement humain Éducation relative à l’environnement

L’éducation relative à l’environnement, dans une perspective d’éco-ontogenèse<cite_reference_link>, est une dimension intégrante du développement des personnes et de la dynamique des groupes sociaux, qui concerne les relations avec l’environnement et particulièrement les relations à la nature dans l’éco-ontogenèse. Ce processus permanent a pour objectif global de favoriser, chez la personne, l’apparentement avec l’environnement et avec la nature, afin de contribuer à l’identité et au bien-être personnels et collectifs et afin de préserver la nature et les liens avec la nature. Ce processus a aussi comme objectif de contribuer à connaître, à préserver, à restaurer ou à améliorer les qualités du milieu de vie. (Adapté de Sauvé, 1997 ; Searles 1960/1986) (Tom Berryman,2002, p. 54-55) <cite_reference_link>


  • 2007 : Barbara Bader, enseignante en ERE à l'Université Laval.<cite_reference_link>

Selon cette chercheuse, l'ERE devrait se poursuivre tout au long de la vie. En contexte scolaire, elle pourrait prendre des formes et finalités différentes selon l'âge des élèves : - Chez les plus petits : cultiver le sentiment d'émerveillement, de respect et d'appartenance à la nature, initier certaines connaissances. - De la fin du primaire à la fin du secondaire : éveiller un regard critique sur le rapport aux vivants (à la nature et aux autres), notamment en posant un regard critique sur les apports et limites des technosciences. En effet, les innovations technologiques brouillent les frontières entre ce qui est «naturel» et ce qui est «artificiel». - Engager des élèves dans des projets communautaires (qu'ils choisissent eux-mêmes) et qui implique l'éducation à la citoyenneté et la pédagogie critique.

Faire de l'ERE, c'est aussi faire de l'éducation. Il devrait y avoir un lien fort entre l'ERE et la théorisation critique : pour poser un diagnostic valable sur ce qui devrait être amélioré dans nos rapports aux autres et à la nature, il faudrait analyser les rapports de pouvoir dans la société et la manière dont certaines attitudes, modes, idées-reçues sont transmises et reproduites, notamment à l'école.

L'ERE doit aussi être une source d'espoir, doit éduquer de manière à ce que les jeunes se sentent autorisés et compétents pour s'engager à changer les choses à leurs manières. L'ERE a un devoir d'optimisme dans un contexte où le catastrophisme prédomine et où l'anxiété est courante chez les jeunes lorsqu'on envisage la question environnementale.

Synthèse des idées recueillies : objectifs et définition de l'ERE

Objectifs généraux de l'ERE

Selon Sauvé (1997)<cite_reference_link>, l'éducation relative à l'environnement (ERE) peut être vue selon trois perspectives complémentaires :

  • la perspective environnementale où l'ERE est perçue d'abord comme un outil de résolution de problèmes et de gestion de l'environnement biophysique;
  • la perspective éducative où l'ERE devient une dimension intégrante, voire fondamentale, d'un projet éducatif global et
  • la perspective pédagogique où l'on considère davantage l'ERE comme un mouvement éducationnel qui prône le développement d'une pédagogie spécifique.

L'UNESCO, dans le Rapport final de la Conférence intergouvernementale de Tbilissi (1978) proposa cinq catégories d'objectifs généraux de l'ERE :

  • Prise de conscience
  • Connaissance
  • Attitudes et valeurs
  • Compétences
  • Participation

Ces 5 objectifs se retrouvent dans les représentations que nous avons relevées sur l'ERE ainsi que dans les apports théoriques ajoutés :

  • Prise de conscience - Plusieurs ont parlé d'une certaine sensibilisation à l'environnement (propos recueillis par Rooney), aux problèmes environnementaux (Fortin), aux effets que peuvent avoir nos gestes sur l'environnement (Charbonneau). Mais la prise de conscience peut aussi provenir du développement d'un certain esprit critique chez les apprenants (Bader).
  • Connaissance - Cette sensibilisation semble, selon nous, passer par l'apprentissage de certaines connaissances sur l'environnement (propos recueillis par Sauvé; Severini) tout en ayant une démarche interdisciplinaire (Arsenault, Rousseau). Dans le nouveau programme scolaire québécois, nous parlerions certainement de savoirs relatifs à l'environnement.
  • Attitudes et valeurs - Nous avons parlé également de développer certaines valeurs (Rousseau), certaines attitudes (Severini), développer chez les apprenants une certaine responsabilité citoyenne (Arsenault) et écocitoyenne (propos recueillis par Sauvé). Ceci équivaudrait, à notre avis, selon le programme québécois, à des savoirs-êtres. L'ERE ne développe donc pas seulement la dimension cognitive (relative aux savoirs) des apprenants, mais peut aussi toucher les dimensions sociale, affective, etc. Ces attitudes et valeurs nous amèneront également à développer une réflexion critique quant à notre relation avec les autres et avec l'environnement.
  • Compétences - Il s'agit de développer certaines compétences et habiletés pour pouvoir agir (Rousseau), dont celles de résolution de problème (propos recueillis par Sauvé). Ces compétences peuvent être liées aux savoirs-faire du programme. Il semble important, comme le mentionnent Fortin et Bader, que les enfants prennent conscience qu'ils peuvent faire quelque chose pour améliorer la situation. En effet, les représentations des enfants sur l'environnement actuel et surtout futur sont souvent très pessimistes. Ceci peut alors les décourager (on ne peut rien faire...). L'ERE se doit être une source d'espoir…* Participation - Enfin, les changements, selon nous, doivent passer par l'action. En effet, nombre de personnes ont des valeurs environnementales, mais n'ont pas forcément un comportement cohérent avec ces valeurs. Il faut agir (propos recueillis par Rooney) en conséquence, résoudre des problèmes (propos recueillis par Sauvé), notamment dans des projets communautaires (Bader).

Notre définition de l'ERE

Comme nous l'avons vu, il y a de multiples représentations de l'ERE et on lui a donné de nombreuses définitions. Nous n'avons pas la prétention, loin de là, de penser que notre définition est meilleure. Seulement, elle essaye de reprendre les idées que nous avons recueillies et cela dans le but de permettre d'adapter EvbWiki pour en faire, notamment, un matériel pédagogique en ERE. Une définition nous permettra donc de mieux cerner nos besoins et ainsi les apports que nous pouvons offrir.

Selon nous, l'ERE devrait amener les apprenants à prendre conscience des relations existantes entre les personnes, la société et l'environnement, ainsi que des problèmes environnementaux qui sont survenus ou peuvent survenir par l'impact des activités humaines. Pour cela, les enfants doivent être très tôt sensibilisés à l'environnement et, par la suite, être amenés à développer un esprit critique sur nos façons de vivre et sur notre société. Cette prise de conscience devrait amener les enfants à vouloir mieux connaître leur environnement et à développer certaines attitudes et valeurs. L'ERE touchera alors à plusieurs dimensions du développement de la personne (développement cognitif, moral, social, etc.). L'ERE pourra alors leur permettre, grâce à l'acquisition de plusieurs compétences et habiletés, à agir pour mieux harmoniser nos relations avec les autres et avec l'environnement.

Nos besoins

Après nous être donnés une définition de l'ERE ainsi que des objectifs, nous avons réfléchi sur nos pratiques d'ERE, dans nos classes ou contextes d'éducation, afin de savoir ce que nous aimerions enrichir. Pour cela, un petit sondage a été élaboré et complété. Voici, selon les 9 personnes interrogées, ce qu'elles aimeraient mieux connaître afin d’améliorer leurs pratiques en ERE (du plus important au moins important) :

  • Disposer de planifications, déjà préparées, ou de trousses pédagogiques sur des projets amenant les apprenants à agir sur l'environnement.
  • Faire plus de liens entre l'ERE et le programme scolaire québécois.
  • Apprendre à mieux développer un esprit critique chez les apprenants.
  • Mieux savoir comment évaluer en ERE.
  • Mieux savoir comment développer des habiletés de résolution de problèmes environnementaux chez les apprenants.
  • Développer une dimension éthique chez les apprenants.
  • Avoir accès à des résumés de projets où les apprenants ont été amenés à agir sur l'environnement.

Pour répondre à ces besoins, un nouveau portail a été créé : EvbWiki:Cours en ERE


Lettre U.png Cours en ERE - Il vous manque quelques notions en éducation relative à l'environnement ? Faites un tour à notre université !


Liens internes

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Notes

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